Zéro complexe : les responsables macronistes reprennent directement des concepts purement fascistes. Ils ne se contentent plus de voter des pans entier du programme du Rassemblement National, à présent, ils reprennent littéralement les mots du pétainisme :
«Je crois qu’il y’a une médaille d’or qu’on a oublié d’attribuer, c’est celle de de l’indécence et de l’anti-France pour La France Insoumise» estime Prisca Thevenot, la porte-parole macroniste ce lundi 12 août chez Sud Radio.
La veille, Maud Brégeon, autre représentante macroniste, publiait ce tweet adressé à la député Insoumise Ersilia Soudais : «Votre propagande communautariste et anti-France ne prend donc jamais de vacances ?» Cette dernière avait eu le tort de dénoncer l’islamophobie.
Pour les macronistes, émettre une réserve sur les Jeux Olympiques ou critiquer les discriminations, c’est donc être «anti-France». Cela montre qu’il n’y a jamais eu de «trêve» olympique, mais que le pouvoir capitalise au maximum sur ces JO pour se renforcer et détruire les oppositions. Mais cette expression «anti-France» n’est pas juste complètement stupide. C’est une référence historique précise et choisie.
Depuis un siècle, ce concept est employé par l’extrême droite la plus radicale. Au début du XXème siècle, pour l’un des grands théoriciens raciste et royaliste Charles Maurras, «l’anti-France» ce sont «les quatre États confédérés» : les protestants, les juifs, les métèques, les francs-maçons. Pour l’antisémite Léon Daudet, «l’anti-France» c’est «l’espionnage juif-allemand» et les soutiens de Dreyfus.
Sous le régime de Vichy, Pétain parle de «l’anti-France» pour désigner les Juifs, les communistes et les francs-maçons. Un tract pétainiste de 1944 dit notamment que «le complot de l’anti-France, c’est le rêve mondial du sadisme juif». Ce concept sert à désigner un ennemi intérieur, à dire qu’il y…
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Auteur: B

