Anti-impérialisme : surmobilisation des tours, absence des bourgs ?

Le weekend du 11 et 12 janvier se sont tenues à Pantin à l’appel de plusieurs organisations et collectifs, dont Contretemps, des journées de débat sur le thème « L’alliance des tours et des bourgs ? Chiche ! ». Après celle de Stathis Kouvélakis, nous reprenons ici l’intervention de Paul Elek. Les vidéos de ces journées sont disponibles iciici et ici.

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À propos de la métonymie des tours et des bourgs 

Il est évident que les expressions « les tours » et « les bourgs » désignent en réalité des franges différentes de travailleurs et travailleuses davantage que des lieux en tant que tels dans lesquels ils et elles sont supposés résider.

Si néanmoins nous nous arrêtons sur ces lieux que l’on désigne par différents termes comme « quartiers populaires », « banlieues », « périurbain » ou « petite ville de la ruralité », l’enjeu de la mobilisation politique de leurs habitant.es, consiste en ce que les conditions matérielles d’existence propres à ces espaces contribuent à organiser tant des subjectivités politiques particulières que des relations sociales dans lesquelles s’insèrent les individus qui voudraient promouvoir ces subjectivités spécifiques.

Par « les tours », on désignera ainsi des espaces urbanisés à la densité de population importante, périphérisés par rapport au centre urbain auxquelles ils sont rattachés et organisés autour d’une expérience quotidienne de la vie collective (logement, réseaux de transports). Enfin, dans ces espaces se concentrent des franges du salariat prolétarisé ou d’exécution (employés, ouvriers) dont une frange importante appartient à ou descend de l’immigration post-coloniale.

A contrario, les « bourgs » sont des espaces marqués par une plus faible densité de population qui reposent sur un mode de vie structuré par une expérience plus individualisée de la vie en société (logement pavillonnaire,…

La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: redaction

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