Alors que Trump radicalise sa politique à l’encontre des contestations intérieures, de l’immigration et des minorités au nom de la « guerre contre le terrorisme », construisant notamment une imagerie obsessionnelle et paranoïaque autour du nom « Antifa » et s’appuyant sur une colonne répressive à sa botte (la police de l’immigration, ICE), le philosophe Alberto Toscano s’interroge sur la signification de l’antifascisme aujourd’hui.
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Le soir de la victoire de Zohran Mamdani à l’élection municipale de New York, celui-ci a prononcé un discours de victoire galvanisant, établissant explicitement le lien entre son programme économique et la lutte nationale contre l’autoritarisme. Interpellant le président Donald Trump, Mamdani a déclaré : « S’il existe un moyen d’effrayer un despote, c’est bien de démanteler les conditions mêmes qui lui ont permis d’accumuler du pouvoir.«
Quelques semaines plus tard — après que ce despote eut menacé d’assiéger New York par des rafles migratoires et de lui retirer ses financements fédéraux en cas de victoire de Mamdani — le maire élu se retrouvait aux côtés de Trump lors d’une conférence de presse surréaliste à la Maison-Blanche. Lorsqu’un journaliste demanda à Mamdani s’il considérait toujours le président comme un fasciste, Trump, jovial et manifestement séduit, intervint : « Vous pouvez simplement dire oui… C’est plus simple que d’expliquer. »
Cette réponse, d’une désarmante désinvolture, émanait pourtant du chef d’une administration qui s’est acharnée à écraser l’opposition au fascisme ailleurs. Fin septembre 2025, deux semaines après l’assassinat du fondateur de Turning Point USA, Charlie Kirk, l’administration Trump publia le National Security Presidential Memorandum-7 (NSPM-7). Ce document désignait « l’antifascisme »…
Auteur: redaction

