Ce jeudi 18 septembre, le centre Jean Gol organisait une soirée de rentrée à l’occasion de ses 20 ans et de la commémoration des 30 ans de la mort de Jean Gol. Cette soirée, organisée à l’Université de Liège, a rassemblé de nombreux politicien·nes et personnalités réactionnaires proches du Mouvement Réformateur. Georges-Louis Bouchez figurait parmi la douzaine de têtes d’affiche. En réaction à cet événement d’extrême droite, de nombreux collectifs liégeois ont décidé d’appeler au blocage des entrées de l’université.

Ce centre dit de « recherche idéologique » est aujourd’hui l’un des principaux producteurs et relais de la doctrine politique d’extrême droite et fascisante portée par le parti. Derrière son vernis de « centre de recherche », il organise en réalité une succession de conférences islamophobes, transphobes et prétendument « antiwokistes » qui ne sont rien d’autre que des tribunes pour les discours racistes, sexistes et réactionnaires. Ce n’est pas un hasard si, en plus de ses cadres du MR, le centre invite régulièrement des figures de l’extrême droite française, contribuant à normaliser leurs idées et à tisser des alliances transnationales entre mouvements réactionnaires. Ce rôle de caisse de résonance pour la haine et l’exclusion fait du centre Jean Gol une pièce maîtresse de la stratégie idéologique de droitisation extrême du MR.

Il porte le nom de Jean Gol (1942-1995), ancien ministre de la Justice belge et figure majeure de la construction historique du Mouvement Réformateur. Au-delà de son image de libéral mesuré, Jean Gol s’est fait connaître pour ses discours réactionnaires, notamment au sujet de l’immigration ou de la sécurité intérieure du pays, dont notamment la loi Gol qui porte son nom, qui visait à instaurer des quotas « d’étrangers » par commune dans les années 80.

Ainsi, dès 15 heures et jusqu’à 23 heures,…
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