Rappel des faits
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d’une conférence à l’IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d’ordre ont tenté de s’introduire dans la conférence et de la perturber. Elles ont été repoussées en dehors de l’Université. Un peu plus tard un affrontement a éclaté entre les militants identitaires et des antifascistes. Les antifascistes ont fini par prendre l’avantage et plusieurs identitaires sont tombés au sol. Alors qu’il avait quitté la scène, l’un des nationalistes finit par perdre connaissance avant de se retrouver en état de mort cérébrale a l’hôpital.
Autodéfense populaire et violence de l’extrême droite à Lyon
Bien que nos joues soient sèches, il n’y a aucune satisfaction a tirer d’un tel événement tragique. La mort de Quentin D. est le résultat symptomatique d’une situation extrêmement tendue depuis des années à Lyon. La ville est connue pour être un bastion de l’extrême droite, favorisé par l’implantation historique d’une bourgeoisie catholique réactionnaire. Elle a vu pululer au fil du temps nombre de groupuscules d’extrême droite de différentes obédiences (royalistes, identitaires, catholiques traditionalistes, nationalistes-révolutionnaires etc …). Depuis, ces groupes ont commis de nombreuses attaques, que ce soit en s’attaquant à des rassemblements de gauche, à des locaux d’organisations ou en commetant des agressions racistes ou homophobes. Ces violences, exercées par les militants-es de ces groupes, sont consubtantielles à la nature du projet politique d’extrême droite qu’ils portent : le nationalisme, le racisme, le masculinisme, bref le maintien de la hiérarchie sociale et la suprémacie blanche.
Pour en faire une rapide liste rien que ces dernières années à Lyon :
- 19 juillet 2019 : agression de supporters algérien-nes qui fêtaient la victoire de leur équipe
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