Baisse des taux de l’Octroi de mer aux Antilles après 2009 & Flambée des prix
Après la révolte sociale de 2009, au terme de deux mois de palabres (Les Etats-Généraux de l’Outre-mer), l’Etat a financé des projets (!) tous azimuts. Mais le cœur du problème n’avait pas été abordé, il avait même été aggravé, c’est-à-dire la crise des finances locales résultant d’un désengagement budgétaire de l’Etat disproportionné dans les DOM.
Les Régions Martinique et Guadeloupe avaient par ailleurs abaissé les taux de l’Octroi de mer des communes pour lutter contre la vie chère et paradoxalement les prix avaient grimpé deux fois plus vite aux Antilles que dans les autres DOM (!).
D’où le ressenti pour les populations antillaises d’une situation pire qu’avant 2009.
Cette flambée des prix est aussi à mettre sur le compte de l’harmonisation des taux dans le cadre du marché unique antillais, car toute manipulation des taux peut vite devenir inflationniste. Or c’est dans le même travers que l’on semble s’orienter aujourd’hui en Martinique.
La « descente aux Enfers » de la Martinique après 2009
En se greffant sur un essoufflement structurel de l’octroi de mer, la baisse des taux d’Octroi de mer a ébranlé les budgets des communes antillaises. Il a fallu attendre 2018 pour que les communes martiniquaises retrouvent leur niveau d’octroi de mer de 2008 !
Et après 2009, au moment où les recettes d’octroi de mer baissaient, les communes martiniquaises avaient dû supporter seules la hausse de salaire de leur personnel, à travers notamment la titularisation massive des agents de catégorie C, revendiquée par le mouvement social.
Depuis les grandes grèves des employés municipaux à la fin des années 90, la Guadeloupe, quant à elle, détient un record en matière de titularisation.
Les communes martiniquaises ont été plus affectées que leurs homologues guadeloupéennes par la…
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Auteur: dev


