Et voici le quatrième épisode de la série sur l’antipsychologie. La question des clivages est absolument cruciale et déterminante dans le cadre de nos luttes. En effet, comment construire une opposition ou comment proposer une nouvelle forme de société quand nous nous montrons incapables de résoudre des conflits de manière constructive, dans un vrai dialogue ? Nous avons tendance à poser des étiquettes sur la tête des gens qui disqualifient ensuite tout ce qu’ils ou elles peuvent dire. Quelles étiquettes ? « Facho », « éco-terroriste », « chasseur », « complotiste », « antisémite », « woke », « patriarche », « macho », « témoin de Jehova », « hippie », « bobo », « antivax », « catho », « athée », « marxiste », « anarchiste », « lfiste ». Nous posons ces étiquettes, vite fait, sans vraiment savoir ce qu’il y a derrière. Nous nous contentons des prêts-à-penser qui nous été offerts sur un plateau, quelles que soient nos orientations politiques. Pourtant, nous sommes très majoritairement victimes et esclaves du système capitaliste. Nous avons plein de raisons de nous entendre pour œuvrer ensemble. Comment pourrions-nous briser ces clivages ? Comment pourrions-nous reconstituer un corps social cohérent ?
A l’approche des élections présidentielles, les clivages entre les gens aux affinités politiques variée ne cessent de s’accentuer. Il devient de plus en plus compliqué de dialoguer. Vous me direz, c’est normal de ne pas pouvoir dialoguer avec « les fachos ». Sauf, que je trouve tout aussi compliqué de dialoguer avec les antifascistes. Même entre gens de gauches (gens qui souhaitent prioriser l’intérêt commun sur l’intérêt personnel), nous ne parvenons pas à nous entendre pour œuvrer ensemble. La question est comment faire exister un corps social suffisamment solide pour s’opposer de manière cohérente et organisée à la…
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