Anton, étudiant anti-blocus montpelliérain et élu UNI : la presse locale n’avait vu que le poète

En octobre, Anton Goubier a fait le tour des rédactions. Il a été candidat symbolique à l’Académie française, témoin anti-blocage dans Métropolitain, puis auteur d’un sonnet rageur adressé à la présidence de l’université Paul-Valéry. Un détail n’apparaissait nulle part : élu sous la bannière de l’UNI, syndicat étudiant de droite, il siège toujours, au titre de ce syndicat, à la commission des finances de l’université. Il assure en avoir pris ses distances

Le 7 octobre, le site spécialisé ActuaLitté consacre une enquête à un jeune étudiant en lettres, auteur de recueils de poésie, de pièces et de livrets d’opéra. Anton Goubier conteste l’attribution de deux prix de poésie de l’Académie française à des recueils jugés trop libres avec la versification régulière. Il a même déposé au fauteuil de Mario Vargas Llosa une candidature qu’il qualifie de « purement symbolique ». Sa doctrine : « Quand une règle est énoncée dans un règlement, il faut s’y tenir. »

Le lendemain soir, il écrit au SCUM, principal syndicat étudiant mobilisé dans les blocages. Il y dénonce « la prise en otage de l’Université par les militants subventionnés que vous êtes ». Il raconte s’être rendu la veille au soir, « avec quelques étudiants », sur le campus route de Mende pour retirer les barricades. Il nous a confirmé être l’auteur de ce courriel. Il précise que les étudiants qui l’accompagnaient n’étaient ni membres ni sympathisants de l’UNI.

Le 10 octobre, Métropolitain l’interroge sur l’hostilité aux blocages : « Nous sommes quelques étudiants à avoir voulu manifester notre indignation face à la prise en otage de notre université », expliquait-t-il. Le journaliste n’apprend pas qu’il parle à un élu étudiant. « Il n’y avait pas lieu de le faire », nous explique Anton Goubier.

Le sonnet, l’emballement, l’exégèse

Vient ensuite le sonnet, adressé à…

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Auteur: Elian Barascud