Environ un million de Rohingyas sont réfugiés au Bangladesh et plus de 130.000 autres ont cherché refuge dans la région sans perspectives immédiates de retour, a déclaré António Guterres dans un communiqué publié par son porte-parole à l’occasion du sinistre anniversaire dimanche.
« La situation sécuritaire et humanitaire désastreuse, avec des difficultés d’accès persistantes, a exacerbé les vulnérabilités préexistantes de la population du Myanmar, y compris les Rohingyas, qui continuent d’être confrontés à la discrimination et à la persécution alors que le conflit armé s’intensifie dans l’État de Rakhine », indique le communiqué.
Le Secrétaire général a appelé toutes les parties au conflit – qui oppose les troupes loyales à la junte militaire au pouvoir et de nombreux groupes armés luttant pour l’autonomie ou l’indépendance – « à mettre fin à la violence et à assurer la protection des civils conformément aux normes internationales applicables en matière de droits de l’homme et au droit international humanitaire ».
« Aucun moyen de se mettre à l’abri »
Des milliers de civils de l’État de Rakhine, dans l’ouest du Myanmar, ont été contraints de fuir à pied, les séparatistes de l’armée d’Arakan continuant à les rassembler dans des endroits qui offrent peu de possibilités de refuge, a également mis en garde Volker Türk, le chef des droits de l’homme de l’ONU.
Des centaines de civils auraient été tués lors de ces violences alors qu’ils tentaient de fuir les combats.
« Alors que les points de passage vers le Bangladesh restent fermés, les membres de la communauté rohingya se retrouvent piégés entre l’armée et ses alliés et l’armée d’Arakan, sans aucun moyen de se mettre à l’abri », a averti M. Türk.
La situation n’a fait qu’empirer au cours des quatre derniers mois, alors que des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup appartiennent à la minorité musulmane des Rohingyas, ont fui une…
La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR

