« Le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications ». Ce 21 octobre, à la sortie de sa réunion à Matignon avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, Sophie Binet, elle, a des annonces à faire. Au nom de l’intersyndicale, la secrétaire générale de la CGT appelle tous les travailleurs à « organiser des assemblées générales sur les lieux de travail pour généraliser la grève le 5 novembre ». Au nom de son syndicat, elle annonce que la CGT manifestera ce samedi 24 octobre.
Sept organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA et FSU) viennent d’être reçues à Matignon ce 21 octobre. Pendant ce temps, Emmanuel Macron donnait une interview depuis le Qatar, où il est en visite officielle, rappelant que cette réunion doit, selon lui, permettre de « responsabiliser tout le monde ». « Trop de gens ont maintenu l’ambiguïté en expliquant qu’il y avait des violences légitimes », estime le Président de la République avant de conclure : « Les gens qui veulent mettre le désordre en centre-ville seront empêchés ». Son Premier ministre et son ministre de l’Intérieur ne cessent de leur côté de dénoncer un supposé « agenda de déstabilisation » mené par « l’extrême gauche radicale et l’ultragauche ». Autant de coups de menton implicitement destinés, aussi, aux grandes organisations syndicales ?
« Macron veut nous faire entrer dans un schéma d’union sacrée où les syndicats ne revendiqueraient plus rien et où il faudrait attendre les élections présidentielles pour s’exprimer, analyse Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT, interviewé la veille par Basta!. Mais les lycéens et les salariés veulent des réponses tout de suite. La question du dégel du point d’indice pour les fonctionnaires, c’est dans le budget. C’est maintenant. »
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, s’est déplacée à Matignon avec…
Auteur: Guillaume Bernard
