Dessin de Claire Robert réalisé en vue des Etats Généraux de la presse indépendante en novembre 2023. (Claire Robert)
Plus de 130 médias et organisations, dont Le Poing, somment les ministres de l’Intérieur et de la Justice de garantir et renforcer la liberté de la presse. Après une année d’interpellations, de violences policières et d’acharnement judiciaire contre des journalistes, ils exigent une réforme claire du secret des sources et la fin de l’impunité des atteintes qui le menacent
Il y a près d’un an, 110 médias et organisations interpellaient le gouvernement pour réclamer une réforme de la loi de 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes. Les contours flous de ce texte et l’absence de véritables garde-fous ont facilité des atteintes à la liberté de la presse depuis 15 ans.Pour rappel, au moins 27 journalistes ont été convoqué·es ou placé·es en garde à vue par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon un décompte réalisé par le journal Télérama.
Depuis notre courrier, les intimidations contre la presse n’ont pas cessé : elles ont franchi un cran supplémentaire. Alors que l’État français a été condamné en 2023 pour l’arrestation illégale d’un journaliste couvrant une action écologiste, la police a à nouveau reçu l’ordre d’interpeller et placer en garde à vue, le 1er juillet, le journaliste Enzo Rabouy quinze jours après qu’il a couvert une action militante en marge du Salon du Bourget.
Le parquet général poursuit également son acharnement contre Ariane Lavrilleux, journaliste de Disclose et membre du groupe de travail sur le secret des sources à l’origine de cet appel. L’AFP apprend que le parquet général de la cour d’appel de Paris a fait appel de la décision de non-lieu rendue par la juge d’instruction. Alors que la justice a reconnu l’intérêt public des révélations de Disclose…
Auteur: Le Poing

