Lors des législatives de l’été dernier, le Nouveau Front populaire s’est agrégé autour d’une idée simple : pour battre l’extrême droite, proposer une alternative de gauche au macronisme déclinant et un programme de rupture nette avec les politiques néolibérales qui ont caractérisé non seulement les deux quinquennats Macron, mais aussi ceux de ses prédécesseurs, Sarkozy et Hollande. Cette alliance, construite dans l’urgence de la dissolution décidée par surprise par le président de la République, ne constituait pas, pour nous, un simple accord électoral, mais la traduction concrète d’un projet stratégique pour donner à la crise économique, sociale, politique et institutionnelle que traverse la France, une solution fondée sur la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité.
Nous partageons entièrement la position qui était celle du NFP dans toutes ses composantes à l’issue des législatives qui l’ont vu arriver en tête : Lucie Castets aurait dû conduire un gouvernement qui, se fondant sur le programme défendu par le NFP devant les électeurs, aurait ensuite eu pour tâche de construire, texte par texte, des majorités à l’Assemblée nationale.
La ligne antidémocratique et autoritaire de Macron
La tentative d’ignorer le résultat des législatives ayant échoué, les forces de gauche se retrouvent en position de force pour exiger de Macron qu’il respecte enfin la démocratie…
On sait que le président Macron en a décidé autrement, en donnant la énième preuve de son autoritarisme et du peu de respect qu’il porte à la volonté des citoyens. En forçant son mandat constitutionnel, qui lui attribue le pouvoir de nommer, et non de choisir comme bon il lui semble, le Premier ministre, il a confié les rênes du gouvernement à Michel Barnier, qui appartient à l’une des plus petites forces représentées à l’Assemblée nationale. On sait aussi…
Auteur: Collectif

