« – Lui insufflerez-vous une intelligence ? / – Une intelligence ? non : l’Intelligence, oui. » (Villiers, L’Ève future) Un appel contre l’IA, simple, brutal, a été publié ce 19 septembre 2026. Il est, pour qui veut, à signer [ici ]. Il est simple et brutal, sans doute, mais dans ses nota bene, où il faut, il énerve la question…
Je, soussignée ou soussigné, prête le solennel serment de ne jamais utiliser ni faire utiliser à d’autres l’intelligence artificielle.
En prêtant ce serment de façon collective, j’exprime devant mes proches, mes amies et amis, ma famille, mes enseignantes et enseignants, ou devant mes élèves, ou devant mes clientes et clients, mes voisins et voisines, mes collègues de bureau, de chantier, de sillon, etc., l’idée que la soumission à l’intelligence artificielle n’est pas une fatalité ; et que si des entreprises ou lobbys ou gouvernements ou dynamiques collectives poussent partout à l’utiliser (dans les armées, dans les administrations, dans les rédactions des journaux, dans les écoles, etc.), il est nécessaire de se compter, de façon joyeuse, et de dire que nous en tout cas non nous ne l’utilisons pas – absolument jamais ; et qu’on vit mieux sans elle. Car possiblement, mais très vraisemblablement, l’intelligence artificielle est ou va devenir pour nous toutes et tous, êtres vivants sur Terre, très vite un danger considérable. (Elle va nous rendre en particulier dépendants de dispositifs colossaux, géostratégiques, lucratifs, sales et polluants, sur lesquels nous n’avons et n’aurons jamais aucune prise.)
Par conséquent, je prête le solennel serment de ne jamais utiliser ou faire utiliser l’intelligence artificielle.
Si l’on m’y contraint, je pourrai me réclamer de ce serment – et ainsi de l’appui de toutes celles et ceux qui ci-dessous auront apposé leur nom avec moi.
Dans tout lieu où l’on cherchera à imposer un usage de…
Auteur: dev
