« Ce n’est pas en lisant un texte de 2005, l’Appel, que l’on comprendra l’utilisation en 2020 du mot appeliste. Je n’ai d’ailleurs jamais lu l’Appel comme beaucoup de personnes qui utilisent le terme appelistes. »
Anonyme [1]
La parution de l’Appel chez Divergences fait émerger à nouveau les débats autour de « l’appellisme », un thème abondamment discuté dans les milieux radicaux. Même si l’appellisme est l’objet de nombreuses rumeurs et brochures, que l’antiappellisme structure les débats et arbitre plusieurs conflits ici et là, le sujet reste néanmoins un peu tabou. On en parle toujours à demi-mots, en prenant un air détaché ou ténébreux.
Ce texte est le résultat d’une réflexion à plusieurs pour y voir clair et parce que tout cela nous paraît avoir les contours d’un mythe : d’un côté, nous avons entendu plein de choses farfelues sur les appellistes et de l’autre, les discours antiappellistes nous apparaissent incohérents et contradictoires.
Les pires histoires entendues sur les appellistes
Des récits terrifiants et incroyables circulent sur les appellistes, comme autrefois sur les juifs errants ou les monstres de la mer. On ne prend jamais le temps de les discuter politiquement.
Le « CMDO » et les appellistes sont une élite qui contrôlent les luttes de l’intérieur.
De la zad aux soulèvements de la terre en passant par les mouvements sociaux et le black bloc, partout où l’action politique dépasse l’horizon du groupe affinitaire, les appellistes sont accusés de prendre des décisions secrètes.
CMDO, « comité pour le maintien des occupations », est le nom qu’un groupe de zadistes de Notre-Dame-des-landes s’est donné, en référence aux occupant.e.s de la Sorbonne de 68 [2]. Bien que le CMDO n’ait jamais vraiment eu grand chose de secret [3], les désaccords entre ce groupe et d’autres habitant.e.s de la zad en 2018 ont donné lieu à un véritable mythe.
Il faut…
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