La MANUI fermera définitivement ses portes le 31 décembre, laissant derrière elle un pays dont les institutions, la sécurité et la vie politique apparaissent plus solides que lors de son déploiement.
Mohamed Al Hassan, chef de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI), au Conseil de sécurité de l’ONU.
Mais au moment de sa création en août 2003, quelques mois après l’invasion américaine de l’Iraq qui a renversé Saddam Hussein, le pays est à reconstruire : institutions effondrées, insurrections djihadistes naissantes, violences quasi quotidiennes et menace de fragmentation territoriale. Le Conseil de sécurité mandate alors une mission politique chargée d’accompagner une transition qui s’annonce longue et périlleuse.
Revenant sur ce contexte initial lors d’une réunion du Conseil – sa dernière en tant que chef de la MANUI – Mohamed Al Hassan a évoqué un pays marqué par « des décennies de dictature, des guerres régionales, des conflits internes, l’occupation étrangère et la terreur » de groupes djihadistes.
Des institutions qui ont résisté à deux décennies de crises
Dans les années qui ont suivi le déploiement de la MANUI, malgré une guerre civile entre factions sunnites et chiites, les offensives d’Al-Qaïda, puis, à partir de 2013, de Daech, et les tensions persistantes entre le gouvernement fédéral et la région nord-est du Kurdistan, l’Iraq a maintenu le cap de la reconstruction institutionnelle.
En témoigne le scrutin législatif organisé le 11 novembre dernier dans le pays, que M. Al Hassan a décrit comme « l’un des plus libres, des plus ordonnés et des plus crédibles » organisés dans le pays, avec une participation de 56 %. « Je ne saurais imaginer un dernier chapitre plus approprié », a-t-il ajouté, saluant les « files ordonnées » d’électeurs observées dans tout le pays.
Pour autant, la transition n’est…
Auteur: Nations Unies FR

