«Enterrer l’idée d’un État palestinien». C’est avec ces mots que le ministre fasciste israélien Bezalel Smotrich a salué les nouvelles règles validées par Israël le 8 février. Il a même ajouté : «Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël». Le ministre de la Défense Israël Katz parle quant à lui d’un intérêt «sécuritaire, national et sioniste de premier ordre».
Ce dimanche, le gouvernement d’extrême droite israélien a annoncé une série de «mesures techniques» pour faciliter et amplifier l’implantation de nouvelles colonies sur les territoires palestiniens. Maintenant que Gaza a été totalement anéantie et annexée de facto – puis qu’Israël a déjà imposé de nouvelles frontières, la «ligne jaune», réduisant d’un tiers la surface de Gaza, et s’apprête à prendre le contrôle sur le reste de ce territoire avec le soutien de Trump – il s’agit de voler les dernières terres de Cisjordanie pour liquider ce qu’il reste de la Palestine.
Ainsi, ces règles vont renforcer le contrôle militaire, administratif et civil d’Israël sur les territoires occupés de façon illégale depuis 1967. Concrètement, il s’agit de faciliter l’achat de nouvelles terres par les juifs Israéliens : «Les Juifs vont pouvoir acheter en Judée-Samarie [le nom religieux donné à la Cisjordanie par les sionistes] comme à Tel-Aviv ou Jérusalem». Le mouvement des colons, massivement financé par des réseaux internationaux et épaulé par l’armée israélienne, vont utiliser l’immobilier comme une arme coloniale.
Le gouvernement liquide également ce qu’il restait des accords d’Oslo de 1993, un texte qui partageait la Cisjordanie en trois zones. La zone A devait rester sous contrôle total de l’autorité palestinienne, la B dans laquelle Israël pouvait intervenir seulement en matière «sécuritaire», et la C sous contrôle israélien. Les nouvelles…
Auteur: B

