Le castor a été pratiquement entièrement éradiqué à cause de la chasse, pour sa fourrure et le castoréum, une substance huileuse utilisée dans le parfum, qui constitue l’un des arômes principaux de l’arôme artificiel de vanille, ainsi que pour sa viande. Les destructions ou modifications de son habitat (barrages, urbanisation des berges) ont également été un facteur de régression important.
Il est devenu le premier mammifère protégé en France en 1909, mais sa traque n’a été prohibée qu’en 1968. Treize individus ont été réintroduits dans le bassin de la Loire entre 1974 et 1976. Il a ainsi colonisé la Loire et ses annexes fluviales, et a continué sa progression par lui-même. Une trentaine d’opérations similaires ont eu lieu entre 1960 et 1990 sur l’hexagone.
La population de castors se situe aujourd’hui aux alentours de 15 000 individus en France, et 1,2 millions en Europe. En 2010, il occupe la moitié des départements français, et son expansion géographique se poursuit avec rapidité.
Ils sont revenus il y a près de 20 ans dans la Vienne, et ils révolutionnent les modes de gestion. D’après France3 Régions, au début de l’année, la création d’un barrage de castors a inondé des prairies, habituellement gérées par pâturage, sur sept hectares, faisant ainsi place à un marais.
Le castor permet ainsi de restaurer peu à peu les zones humides, des écosystèmes qui ont un rôle essentiel pour capter le carbone, purifier et stocker l’eau, et abriter de nombreuses espèces.
Crédit : Steve Hillebrand
Miguel Gailledrat, coordinateur de Vienne Nature, ajoute : « C’est un super gestionnaire de la végétation des bords de rivière, il va contribuer à recéper les saules qu’il a coupés ou les frênes. Il contribue au renforcement des berges, aussi, en fortifiant les arbres qu’il a coupés. »
Le castor est l’un des ingénieurs des écosystèmes les plus influents parmi les mammifères. Il…
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Auteur: Maïté Debove

