Le 6 juillet, 8 camarades étaient jugé.es à Valence pour un banal blocage de route au moyen d’une banderole. 4 d’entre elleux n’avaient toujours pas donné leurs identités et étaient donc jugé.es avec des identités assignées par la reconnaissance faciale ou arbitrairement par les renseignements, se soldant par de nombreuses erreurs. Malgré des recherches assez avancées auprès des avocat.es et réseaux militants, on n’avait trouvé aucun précédent de ce type, donc voici un petit récap’ à toute fins utiles.
« Comme le parquet général a fait appel, il y aura un second jugement par la cour d’appel de Grenoble qui pourra remettre en question l’ensemble des conclusions présentées ici.
Le dossier est particulièrement complexe tant les premières procureures en charge du dossier ont fait du zèle. Ici, on se concentre surtout sur la question du fichage et pas sur le blocage en tant que tel, ni sur le récit de la répression en gav ou en prison.
Le résumé des éléments clés sont en fin d’article. »
SYNTHÈSE DES FAITS :
Le jeudi 14 mai, 8 personnes bloquent un pont névralgique de Valence avec une banderole, et 2 personnes se suspendent au dessus de l’A7. Dans le cadre d’un week end de mobilisation contre le projet de déviation routière de St Péray.
Sur le pont, il est 6h30 et le traffic est très faible. En 5 minutes une première voiture de flics arrive mais l’action se poursuit. Sous le pont, sous les « écureuil.les », une voie est banalisée sur l’A7 par les flics et les agents d’autoroute ce qui créé de gros bouchons en ce WE de pont. Après 1h de laisser-faire, 6 personnes sont interpellées sur le pont et les 2 « écureuil.les » sont capturé.es autour de 8h30 par la CNAMO.
En garde à vue, 7 des 8 interpellé.es gardent le silence, y compris sur leurs identités, et refusent la prise de signalétique (photos, empreintes). Les auditions, en présence de leur avocat, sont filmées à la demande du…
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