Après la canicule : quelle révolution ?

La troisième vague caniculaire est en train de faire de nouvelles victimes. On meurt chez soi, on meurt dans les transports, on meurt au travail et on meurt dans des hôpitaux en surchauffe. Dans les prisons, c’est un enfer, avec 50 degrés dans les cellules et l’indifférence complète. Du côté de la faune et de la flore, c’est l’hécatombe. Dans les élevages industriels, des millions d’animaux crèvent dans d’atroces souffrances, dans l’indifférence générale. Nous sommes en train de vivre l’une des plus grandes catastrophes naturelles de notre histoire récente mais, sur les plateaux TV et à l’Assemblée nationale, c’est business as usual : il ne faudrait pas freiner la marche du capitalisme estival. En dehors de ces cercles climatisés, on s’interroge : qui est responsable de ce qui nous arrive ? Est-ce nous-mêmes, avec notre appétit “consumériste” et technologique ? Ou bien les usagers des yachts, des résidences secondaires, les mêmes qui influencent nos lois et notre économie ? Et que faire ? Signer une énième pétition pour espérer d’autres effets que ceux enregistrés par le mouvement climat au cours de la dernière décennie ? Ou monter en radicalité ? Mais pour aller vers quoi ? Le retour à la bougie ? Le repli local ? Et pourquoi pas le communisme, mais lequel ?

À Saintes, en Charente-Maritime, il a fait 42 degrés ce dimanche 12 juillet. À minuit, la température était toujours supérieure à 30 degrés dans ma voiture brûlante. Nous vivons la troisième vague caniculaire, et encore une fois ce sont les départements de l’ouest du pays qui sont touchés en premier. La ville de Saintes et ses 25 000 habitants se trouvent à nouveau dans l’œil du cyclone, tandis qu’autour d’eux les cultures brûlent sur pied. Nous savons déjà que lors de la première canicule, le département a été l’un de ceux où la surmortalité a été la plus forte. Nous savons aussi qu’à l’hôpital, il…

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Auteur: Nicolas Framont

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