À gauche, un triomphe ne s’apprécie pas à 100 %. Et il ne faut pas croire que le vote de la motion de censure de Michel Barnier arrange les choses. Au contraire. Le Nouveau Front populaire (NFP) semble saisir chaque occasion pour afficher ses désaccords. En toile de fond, une bataille de leadership entre socialistes et insoumis. Encore.
Alors que les réquisitions s’enchaînent à la tribune de l’Assemblée dans l’après-midi du 4 décembre, le Parti socialiste (PS) mijote. Beaucoup de députés manquent à l’appel dans l’hémicycle du Palais Bourbon. La raison : deux bureaux nationaux sont convoqués en deux heures. Selon une source au sein de la direction du parti, les socialistes souhaitent proposer des discussions au bloc central. Et rêvent de la construction d’un axe de gauche plus constructif composé des socialistes, des écologistes et des communistes pour diriger des négociations.
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Plus tôt dans la journée dans Le Monde, le premier secrétaire du parti au poing et à la rose, Olivier Faure, a appelé à la nomination d’un Premier ministre de gauche qui « applique les priorités du NFP, mais avec le souci permanent du compromis ». Traduction : le lancement de discussions avec des groupes parlementaires du bloc central pour tenter de négocier un accord de non-censure en échange d’un renoncement de l’utilisation du 49.3. L’idée lancée par le député socialiste de l’Eure, Philippe Brun, dès la fin du mois d’août, fait désormais consensus au sein de la formation rose.
Le projet plutôt que Lucie Castets
Un virage stratégique à 90 degrés. La formule « un gouvernement NFP pour une Assemblée de front républicain » trouvée par le député…
Auteur: Lucas Sarafian

