Après la débâcle policière, les tribunaux montrent les muscles. Récit des comparutions immédiates à Marseille après la manif du 17 octobre

On parle de 100interpellations, dont 80%des majeurs. Beaucoup d’entre eux seront transféré au tribunal pour des comparutions immédiates. C’est une forme de justice expéditive, expliquée ici

Plusieurs salles sont réservées au tribunal de Marseille rien que pour ça, de lundi à jeudi.

Le procureur général est là en personne, Nicolas Bessonne, il peut faire son show et déballer ses analyses politico-stratégiques… on l’entendra dire « Il est établi qu’il y a eu une action concertée entre deux types de populations de nature différentes. La catégorie black-bloc attaque des institutions avec pour objectif de fixer les CRS, tandis qu’au même moment arrive, de manière concertée, un autre type de population : des personnes sans papier et des jeunes des quartiers, dans le but de piller ». Le tribunal est décidément un monde clos, coupé de la société.

On va voir pendant ces 4jours d’audiences exceptionnelles de comparutions immédiates le théatre de la justice raciste, classiste, sexiste, moralisante et qui se voit comme dernier rampart républicain à la barbarie… des juges envoyer des gens en prison après 20minutes de pseudo débat contradictoire. Envoyer des gens en prison direct le jour même, après 48h de garde à vue, pour avoir été arrêté en possession d’objets volés samedi soir.

Et comme d’habitude les débats sont incompréhensibles pour les personnes jugées qui sont non francophone tellement aucune place n’est laissé à la possibilité d’une traduction . Les plaidoirie des avocat.e.s commis d’office font souvent mal aux oreilles tellement ils rabaissent leur client.es. Et bien sûr personne ne parle dans les micros donc même si les audienes sont sensées être publiques on entend rien, c’est caché.

On a aussi vu La métropole venir faire la victime et se porter partie civile dans chaque audience dans le but de demander de l’argent à chaque personne jugée, et déployer son discours du…

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