La nomination surprise d’Amélie de Montchalin en tant que première présidente de la Cour des comptes avait interrogé le vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat, Thierry Cozic. « Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision », avait-il souligné au micro de Public Sénat, la semaine dernière.
Avec son collègue Rachid Temal, il vient de cosigner une proposition de loi « visant à encadrer la nomination du Premier Président de la Cour des comptes ». « Ce passage direct de Bercy à la Rue Cambon nourrit de légitimes interrogations sur l’indépendance et l’image de neutralité de l’institution. Institution pourtant reconnue pour son regard critique sur l’action de l’exécutif en place, quel que soit son bord politique », peut-on lire dans l’exposé des motifs.
Les sénateurs rappellent que la première présidente de la Cour des comptes préside aussi le Haut conseil des finances publiques qui « devra émettre dès avril un avis sur la crédibilité et la sincérité de l’hypothèse de croissance retenue par le gouvernement pour son budget 2026, ainsi que sur la compatibilité entre la trajectoire des finances publiques annoncée et la loi de programmation envoyée à Bruxelles. Autant d’hypothèses qui ont été fixées en…
Auteur: Simon Barbarit

