Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

L’automne est compliqué pour le bloc central. Et l’hiver risque d’être long. Alors que Marine Le Pen caracole en tête des sondages et que Jean-Luc Mélenchon paraît en mesure d’être qualifié au second tour, les candidats de la droite et du centre pataugent.

Pour tenter de conjurer le sort, Gabriel Attal a lancé mercredi soir, au 20 heures de TF1, l’idée d’une « grande primaire des démocrates », pour « empêcher » un second tour RN/LFI. « Il est temps d’être tous responsables et d’organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent », a déclaré le candidat Renaissance à l’Élysée. L’ancien premier ministre avait en réalité déjà expliqué qu’il n’était pas contre le principe d’une primaire. Cette fois, au moment où sa campagne ne décolle toujours pas, il met clairement l’idée sur la table.

« Responsabilité de la division »

Reste à savoir le périmètre de la primaire. Selon Gabriel Attal, elle se ferait avec ceux qui « partagent un certain nombre de valeurs », dont « la défense des valeurs de la République et notamment l’autorité, la laïcité, la lutte contre les discriminations, l’Europe et la construction européenne, la compétitivité de notre économie, le progrès social et écologique ». De quoi rassembler du monde, jusqu’à gauche. Mais après sa déclaration, l’entourage du candidat a exclu le candidat PS/Place Publique. « Je ne pense pas que Raphaël…

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Auteur: François Vignal