Après le premier tour, les candidats de la Nupes issus des luttes sociales ont-ils des chances de l'emporter ?

Basta! avaient présenté il y a peu ces candidats atypiques de la Nupes qui pourraient revivifier la représentation populaire à l’Assemblée nationale. À l’issue du premier tour nous les retrouvons toutes et tous qualifié.es pour le second, mais avec des chances de victoire plus ou moins certaines selon les cas.

Pour eux, c’est presque gagné

François Piquemal, un pied et demi à l’Assemblée nationale

François Piquemal

François Piquemal, le candidat de la Nupes dans la 4e circonscription de la Haute-Garonne.

©DR

Sur le papier, c’était sans doute la circonscription la plus « facile » à remporter pour ces neuf candidats. Cet enseignant d’histoire-géographie et de français dans un lycée professionnel du Mirail, un quartier populaire de Toulouse, et ancien militant du Droit au logement (DAL) est arrivé largement en tête du premier tour dans la 4e circonscription de la Haute-Garonne avec 46,54 % des suffrages exprimés. Il devance de plus de 20 points Marie-Claire Constans, investie par Ensemble, la coalition de la majorité présidentielle. A priori, le second tour ne devrait donc être qu’une formalité pour que François Piquemal intègre l’hémicycle. Notons qu’une autre candidate issue des mouvements sociaux, l’ancienne coprésidente d’Attac Aurélie Trouvé, a elle aussi un pied et demi à l’Assemblée. Avec plus de 53,5 % des suffrages dans la 9e circonscription de Seine-Sain-Denis, elle devra cependant se plier à un second tour face au candidat d’Ensemble (20 %) à cause du niveau de l’abstention (réunir 25 % des électeurs inscrits sur les listes est aussi une condition nécessaire à l’élection dès le 1er tour).

En Seine-Maritime, le tour de force d’Alma Dufour

Alma Dufour

Alma Dufour, candidate de la Nupes dans la 4e circonscription de Seine-Maritime.

©DR

Assez étonnamment, Alma Dufour a sans doute fait le plus difficile en se qualifiant au second tour. Dans sa circonscription, la 4e de la Seine-Maritime, cette ancienne militante des Amis de la Terre faisait face à une importante dissidence du Parti socialiste. « Ils ne veulent pas lâcher leur bastion, ils me mènent la vie dure en n’attaquant que moi », confiait la jeune femme avant le premier tour. Et finalement, ce n’est que d’un cheveu qu’elle distance Djoudé Merabet, le candidat dissident : de 167 voix exactement… Celui-ci termine troisième avec 23,47 % des suffrages exprimés – contre 23,9 % pour Alma Dufour – et ne peut donc pas se maintenir au second…

La suite est à lire sur: basta.media
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

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