À la sortie de cet été des catastrophes, entre vagues de chaleur, sécheresse et incendies, rendus plus fréquents et intenses par le réchauffement climatique d’origine humaine, Reporterre a adressé un appel à témoignages à ses lecteurs et lectrices : êtes-vous en colère et comment avez-vous décidé d’agir ? Nous avons recueilli des dizaines de témoignages de personnes accablées par les phénomènes intenses estivaux, mais prêtes à agir.
De la tristesse à la détermination
« Je suis en colère, triste, anxieux, mais déterminé », répond Paul, ingénieur de 33 ans dans le ferroviaire. Son enfant, né en mars, a traversé les canicules dans les premiers mois de sa vie. Dans l’appartement parisien, la température a dépassé 30 °C, jour et nuit, en juin. Paul en veut à son propriétaire, « de [lui] louer un appartement sous les toits mal isolés, sans réaliser de travaux ». Mais il en veut surtout au gouvernement pour son inaction, aux climatosceptiques et « à ceux qui continuent de mener leur vie comme si de rien n’était ».
Il s’attriste du sort réservé aux oiseaux qu’il apprécie observer en vacances à Lacanau, dans la Gironde touchée par les incendies, ainsi que des montagnes où il aime tant randonner et grimper, dans le Vercors, les Écrins et dans le massif du Mont-Blanc. « Je sais que mon garçon ne les connaîtra pas telles que je les ai connues, ça me rend triste pour lui », confie-t-il.
En quête d’un « changement radical »
De retour à la capitale, après des vacances passées entre l’Auvergne et la Bretagne, Paul souhaite un « changement radical ». L’été 2026 pourrait bien s’avérer déterminant dans sa trajectoire de vie. Il a décidé de « passer à l’action ». Non seulement en devenant végétarien, voire végétalien, mais aussi en s’engageant comme bénévole chez Oxfam France pour aider à combattre les inégalités, « terreau d’isolement et…
Auteur: Léa Guedj
