Le printemps 2026 a été marqué par deux canicules historiques, faisant du mois de juin l’un des plus secs jamais enregistrés. Le déficit pluviométrique national est de – 47 % en juin 2026, « et les orages, trop localisés, n’ont pas permis d’humidifier durablement les sols », précisent les experts de la ChaîneMétéo.
Les régions proches de la Méditerranée et les régions du centre sont les moins arrosées. Certaines villes méditerranéennes comme Béziers (34), Narbonne (11) ou Porto-Vecchio (2A) n’ont pas vu tomber la moindre goutte d’eau. Il n’est tombé que 2 mm à Bastia (2B), 3 mm à Hyères (83), 6 mm à Marignane (13) et 8 mm à Montpellier (34) et Perpignan (66).
Conjugué au manque de précipitations, les températures records ont provoqué une évaporation très importante, notamment sur les terres agricoles, les jardins, les parcs et les sols superficiels. Ces derniers sont désormais très secs, parfois avec des anomalies proches de -80% par rapport à la normale 1991-2020.
Ils se rapprochent de leur niveau le plus sec jamais observé sur l’Alsace, l’Aquitaine, l’Auvergne, le Limousin, Midi-Pyrénées. En cause : les pluies intenses et assez brèves des orages ne sont pas efficaces pour recharger les sols. En tombant brutalement sur des sols desséchés, l’eau pénètre mal et ruisselle plus facilement.
« Pour humidifier durablement les sols, il faudrait des pluies régulières, modérées et étalées dans le temps, ce qui n’a pas été le cas en juin », précise la Chaîne Météo.

Résultat : ce mercredi 01er juillet 2026, 95 départements sont soumis à des restrictions et à la vigilance pour limiter certains usages de l’eau potable. Seuls 6 départements en France y échappent. En ligne de mire : le risque que certaines communes subissent de nouvelles coupures d’eau potable.
Durant la canicule de juin, des dizaines de milliers d’habitants ont eu des coupures d’eau ou ont reçu une…
Auteur: Laurie Debove

