Montpellier, grande ville de gauche, a connu une grosse dynamique autour de la campagne du Nouveau Front Populaire pendant les législatives anticipées, où beaucoup de primo-militants se sont engagés en politique. Quelques mois plus tard, que reste-t-il de cette union de la gauche sur le terrain ? Le Poing a discuté avec des responsables politiques et des militants locaux pour en savoir plus
Article à retrouver dans le numéro 43 du Poing, “La rentrée des crasses”, septembre 2024. Par Elian Barascud et Jules Panetier.
« On ne se fait pas respecter, on vote pour le Nouveau Front Populaire et on se retrouve avec un Premier ministre qui a voté contre la dépénalisation de l’homosexualité ! » La colère est sincère dans les rangs de la manifestation du 7 septembre à Montpellier, nationalement lancée par des organisations de jeunesse, et localement assumée par des militants du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), dont beaucoup sont aussi des partisans de La France Insoumise (LFI). « On a lancé l’appel pendant l’été en pensant que si on était 500, c’était le bout du monde » nous confie un militant.
Avec 6 000 personnes dans la rue, les organisateurs ne s’attendaient pas à un tel succès, malgré l’absence remarquée de l’intersyndicale, qui avait pourtant soutenu le NFP pendant les élections législatives anticipées. A noter, également, que les jeunes communistes n’ont pas appelé à la manifestation, même s’ils étaient présents. Le mini parcours prévu (de la préfecture à la Comédie) est apparu trop étroit pour quelques dizaines de jeunes, qui ont souhaité partir en manifestation sauvage, stoppée manu militari par la police. Le Président de la République s’est définitivement attiré les foudres d’une jeunesse dont l’indignation est à la hauteur de l’espoir suscité par l’union des gauches. Une nouvelle manifestation contre “Macron et son monde” est prévue…
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Auteur: Le Poing

