Après les législatives, une France ingouvernable ?

Après une semaine de tension, de campagne accélérée, de violences, la sentence est tombée : le triomphalisme des nationalistes, qui pensaient accéder au pouvoir suite à la dissolution surprise de l’Assemblée, a été douché. Le Rassemblement national n’arrive que troisième avec 143 députés contre 168 pour le camp présidentiel d’Ensemble et 182 pour l’alliance de gauche. La menace est donc temporairement conjurée. Quel bilan tirer à chaud de cette courte séquence ? Et quels scénarios se profilent à l’horizon ?

Des réseaux sociaux aux places des grandes villes, les scènes de liesse de dimanche soir sont compréhensibles au regard de l’inquiétude puis du soulagement vécus ces dernières semaines.

Pour autant, les rapports de force entre les trois blocs en présence, ainsi que la composition du « Nouveau front populaire », devraient pousser la gauche à modérer son enthousiasme. Avec plus de dix millions de suffrages exprimés, le RN et ses alliés LR sont largement en tête du vote, devant le NFP, qui n’en recueille que sept. Et que dire de la nature de ce front lui-même ? Dans l’Hérault, pour deux députés LFI (Oziol dans la deuxième circonscription, et Carrière dans la huitième), deux autres sont sur une ligne social-démocrate, Macron-compatible : Roumegas (EELV, première circonscription) et Dombre-Coste (PS, troisième circonscription). Nul doute que les appareils socialistes et écologistes sont déjà agités de manœuvres internes pour imaginer une improbable coalition gouvernementale pouvant inclure les « macronistes de gauche »…

On aurait donc tort de se gausser de la myopie des gauchistes d’hier, qui auront fait élire en France (comme…

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Auteur: Le Poing

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