Grands sourires, ils posent devant leurs piles de climatiseurs pendant que des foules s’arrachent les rares modèles disponibles en magasins. À peine sortis d’une école de commerce, ils accumulent une fortune sur la détresse et bénéficient de publicité dans les médias. Il y avait les profiteurs de guerre, qui font de l’argent sur les ventes d’armes, il y a désormais les profiteurs de canicule.
Alors que la France entre péniblement dans une cinquième vague de chaleur, force est de constater que non, n’en déplaise à Yann Barthes, tous les français ne sont pas «logés à la même enseigne». En témoignent les opérations sordides de capitalistes en tout genre, qui se servent de la tragédie climatique pour faire leur beurre.
Entrepreneurs… ou escrocs ?
Le chaos climatique aurait dû enfin ouvrir le débat sur l’urgence écologique et l’inaction de l’État, nous avons reçu une communication indécente sur «l’écoanxiété» et la climatisation. Profitant de l’aubaine, deux jeunes «entrepreneurs» nommés Victor Nihoul et Wesley Wasielewski ont trouvé le bon filon pour s’enrichir au dépens d’autrui : louer des climatiseurs à la journée ou sur de courtes périodes. C’est une rente hors norme : à 300 euros la location pour une semaine, vous remboursez le prix d’une clim’ neuve en un temps record, et vous faites un max de bénef’.
Leur «start-up» s’appelle ClimLoc. En juin et juillet, il était difficile de passer à côté. Sur France 2, son représentant était invité pour «parler de la hausse de la demande en climatiseurs», puis sur BFM pour «parler de l’urgence canicule», comme si cette boite avait une quelconque expertise sur le sujet. Le journal Le Parisien a même qualifié le projet de «bon plan» alors qu’il s’agit littéralement d’un abus de faiblesse, et Le Figaro leur a offert un publi-reportage. C’est simple, aucune entreprise n’a obtenu une promo…
Auteur: B

