Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Le week-end a laissé des cicatrices, et les maires entendent bien obtenir des explications. Dimanche 18 octobre, au lendemain d’une journée nationale contre la vie chère qui a viré, dans de nombreuses villes, au chaos, aux pillages et aux dégradations, plusieurs édiles sont montés au créneau. Ceux de Paris, Lyon et Marseille, rejoints par celui de Limoges, réclament des comptes à l’exécutif. Les trois premiers seront reçus par le Premier ministre.

Dans un communiqué publié dimanche, l’AMF « condamne totalement » ces agressions et ce vandalisme, dont la violence « franchit un seuil inacceptable » lors de manifestations qui, elles, ont respecté l’ordre public. L’association estime qu’au-delà des institutions, ce sont « les libertés publiques de tous les Français » qui sont attaquées. Elle exprime sa solidarité aux maires, à leurs équipes, aux habitants et aux commerçants touchés (…) Elle appelle les maires et les conseils municipaux à se rassembler devant les mairies, avec les forces vives qui le souhaitent, lundi à partir de midi, ou plus tard dans la journée. Pour l’AMF, la priorité est désormais « au rétablissement de l’ordre ».

Les mairies, symboles pris d’assaut

Plusieurs hôtels de ville ont en effet été visés. À Marseille, plusieurs dizaines de casseurs ont enfoncé la porte et se sont introduits quelques minutes dans le hall de la mairie, en criant « c’est la Révolution, on prend la Bastille »….

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Auteur: Emma Bador-Fritche