À Farchana, dans l’est du Tchad, trouver de l’eau est devenu un défi quotidien. Il arrive aux réfugiés de passer une semaine entière sans accès à de l’eau potable. Pour s’approvisionner, ils doivent parcourir des distances toujours plus longues, alors que les cours d’eau saisonniers des environs s’assèchent sous l’effet de la chaleur.
« Au Tchad, le pic de la saison sèche est bien plus chaud qu’au Darfour, et le trajet pour aller chercher de l’eau s’allonge encore davantage, alors même que les besoins en eau de la famille augmentent », raconte Monira Bahraldin aux équipes du HCR.
Originaire du Darfour, cette réfugiée soudanaise a fui les violences à El Fasher en juin 2023. Son lieu d’accueil, le camp de Farchana, figure parmi les dix sites de réfugiés les plus exposés aux risques climatiques au Tchad, dans un contexte marqué par la sécheresse et la persistance du conflit.
Une fillette porte de l’eau dans le camp pour réfugiés soudanais de Farchana, au Tchad.
« Une semaine entière sans eau potable »
Comme de nombreux sites d’accueil en Afrique subsaharienne, le camp est confronté à des épisodes de chaleur extrême de plus en plus longs et intenses. La pénurie d’eau ne se limite plus aux périodes les plus chaudes de l’année.
« Parfois, nous passons une semaine entière sans eau potable. Nous essayons de la faire bouillir, mais nous avons toujours désespérément besoin d’eau potable », témoigne Monira.
Son quotidien illustre la manière dont les dérèglements climatiques aggravent la vulnérabilité des personnes déplacées, des populations de retour et des communautés qui les accueillent. La chaleur extrême, en particulier, transforme l’accès à des ressources essentielles en une lutte quotidienne pour la survie.
Selon le HCR, la plupart des camps et sites d’accueil de…
Auteur: Nations Unies FR
