« Je me suis toujours relevé et je vais continuer à me relever. » La voix de Moussa qui sort du téléphone résonne sur la grosse enceinte posée sur le parvis de la Mairie de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Une soixantaine de personnes écoute attentivement. « Même s’ils ont pu m’éloigner du territoire, j’espère que ça servira pour les autres. » La veille, mardi 2 juillet, celui qui a grandi dans cette ville du 93 depuis ses trois ans, a été expulsé de force vers le Mali après un mois et demi en rétention.
Depuis Bamako, il témoigne : « La première fois, on m’a attaché de force, on m’a monté dans un avion, on m’a ligoté comme un chien. C’est une honte de traiter un être humain comme ça. » Vendredi dernier, la mobilisation des passagers a permis d’empêcher l’avion de partir depuis l’aéroport d’Orly. Mais ce 2 juillet, dans un nouveau vol, l’engin a décollé malgré la mobilisation de passagers toujours debout. « Beaucoup de gens se sont manifestés par rapport à ça parce qu’ils voyaient que c’était une injustice. Merci à tous », reprend Moussa.
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« C’est un combat noble ! »
Derrière l’enceinte, une banderole : « Faisons revenir Moussa. » Au téléphone, une autre voix intervient, celle d’une passagère du vol Paris-Bamako du vendredi. Elle a accueilli Moussa à son arrivée au Mali et entend bien se battre en lien avec des associations locales. « Ne lâchez pas et nous, on ne va pas lâcher non plus. C’est un combat noble ! »
Claire*, présente au rassemblement, a…
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Auteur: Pauline Migevant

