Après quatre ans de calme, un retour de la guerre est possible au Yémen

« Quatre années de calme peuvent être perdues en quelques semaines d’escalade », a-t-il prévenu, appelant les parties à revenir « à la table des négociations ».

Les combats se sont intensifiés le long des lignes de front, tandis que les attaques des rebelles houthis (mouvement Ansar Allah) à Marib, dans l’Hadramaout et à Mokha ont fait des victimes civiles et militaires.

Les Houthis, qui contrôlent une grande partie du nord et de l’ouest du Yémen, dont la capitale Sanaa, ont également repris leurs attaques contre des navires commerciaux en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Une attaque au missile contre un navire, mardi, a tué plusieurs membres d’équipage.

Pour M. Grundberg, le Yémen risque de se retrouver davantage entraîné dans la confrontation régionale, alors que les flux commerciaux et énergétiques sont déjà fortement perturbés par la crise dans le détroit d’Ormuz.

UN Photo/Eskinder Debebe
Hans Grundberg (à l’écran), Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, informe le Conseil de sécurité de la situation dans le pays.

« Une porte de sortie négociée »

Malgré la gravité de la situation, l’Envoyé spécial estime qu’une « porte de sortie négociée » reste possible. Il appelle d’abord les parties à une désescalade immédiate et à un cessez-le-feu solide, ainsi qu’à l’arrêt des attaques contre la navigation commerciale et des frappes transfrontalières.

Il exhorte également les parties à relancer le mécanisme de coordination militaire mis en place sous l’égide de l’ONU et à respecter leurs obligations de protection des civils et des infrastructures civiles.

Le deuxième impératif est économique. L’économie yéménite est devenue « elle-même une ligne de front », avec les salaires, la monnaie, le commerce, les recettes et les services essentiels de plus en plus…

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Auteur: Nations Unies FR