Il répond à la polémique. Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, l’écrivain Boualem Sansal a assuré ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite, après avoir rejoint Grasset, maison d’édition reliée à Vincent Bolloré. Celle-ci appartient en effet au groupe Hachette Livre, racheté fin 2023 par le milliardaire breton, déjà propriétaire de plusieurs médias à la ligne éditoriale conservatrice (CNews, le JDD…). Boualem Sansal est d’ailleurs apparu le week-end dernier en une de l’hebdomadaire dominical, à l’occasion d’un entretien croisé avec Philippe de Villiers. « J’ai ma ligne : je ne suis ni ceci, ni cela », justifie Boualem Sansal, disant « picorer » des idées « à droite » et « à gauche ».
« Je veux rester sur la ligne de la dignité »
L’auteur, détenu entre novembre 2024 et novembre 2025 dans une prison d’Alger au motif d’« atteinte à l’unité nationale », a été gracié à l’automne dernier par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Une décision intervenue grâce à la médiation du chef d’État allemand, Frank-Walter Steinmeier. Mais, durant l’incarcération de Boualem Sansal, plusieurs personnalités s’étaient aussi impliquées en France pour obtenir sa mobilisation, dont Antoine Gallimard, le patron de sa maison d’édition historique.
Or, la « ligne » adoptée par cette dernière dans ce combat n’était pas en phase avec la vision de Boualem Sansal. Les…
Auteur: Théodore Azouze

