Après un an de galère, une nouvelle maison à défendre !

Nous sommes un collectif de personnes migrantes. Pendant 2 ans, nous avons habité dans un bâtiment vide de l’Île-Saint-Denis. Mais le 26 avril 2023, la préfecture a décidé de nous expulser. On a tenté des négociations pour obtenir des logements. On n’a pas été écouté. La plupart des gens se sont retrouvés avec des solutions d’hébergement de très courte durée (moins d’une semaine) ou à la rue.

Si nous avons été expulsés, ce n’est pas parce que les propriétaires avaient besoin d’utiliser le bâtiment. En effet, aujourd’hui, il est toujours vide.

Cette expulsion rentrait dans les objectifs de nettoyage social du 93 à cause des jeux olympiques. Pour l’arrivée des touristes, ils veulent ce qu’ils appellent une ville « propre ». Cela signifie la destruction de nos espaces de vie : chasse aux sans papiers et aux personnes à la rue, destruction des campements, expulsion des squats… De manière générale, de nombreux squats dans le 93 ont été expulsés depuis 1 an. Pour les locataires c’est aussi la galère, le nombre d’expulsion locative a augmenté et on craint le pire avec de plus en plus de personne qui risque de se retrouver à la rue.

Après l’expulsion, on a continué à lutter pour nos droits et on a réussi à occuper un bâtiment à Rosny-sous-bois cet été. Mais on s’est encore une fois fait expulser, et on n’a reçu aucune aide ou solution d’hébergement de la part de la mairie ou de la préfecture.

Depuis plusieurs jours, on occupe un nouvel endroit au Pré Saint Gervais, et pour ça, on a besoin de soutien face à la police qui risque d’essayer de nous expulser.

En effet, le 4 avril 2023, la loi Kasbarian-Bergé, dite anti-squat a été adoptée. Cette loi répressive criminalise les squatteur.euses et vise à augmenter le nombre d’expulsion de locataires précaires. Avec cette loi, c’est devenu de plus en plus difficile d’ouvrir de nouveaux squats alors que c’est un de nos seuls…

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