L’ESSENTIEL
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Après un incendie, les monuments historiques peuvent sembler très endommagés alors que la chaleur n’a souvent atteint que leur surface.
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Il faut alors agir rapidement pour consolider les murs et les protéger des intempéries.
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La démolition ne devrait intervenir qu’après une évaluation rigoureuse. Pourtant, il n’existe aujourd’hui aucun protocole spécifique communément appliqué.
Cet été, l’Espagne a connu des incendies de forêt d’une ampleur exceptionnelle, au point de déclarer pour la première fois l’état d’urgence national. Dans la région de Castellón, un édifice historique en pierre, la Nevera de Castro, se dresse aujourd’hui au milieu d’un paysage entièrement ravagé par les flammes. Ses murs ont été tant noircis par la fumée et la chaleur que, ainsi que le souligne un média local, « une inspection technique sera nécessaire pour connaître son état réel ».
Cette seule phrase résume un problème qui se pose après chaque incendie majeur.
Lorsqu’un feu de forêt atteint des bâtiments historiques – des constructions en pierre, en brique ou en blocs qui se dressent parfois depuis des siècles –, les premières photographies donnent une impression simple : tout est noir et semble détruit. Mais la maçonnerie conduit si mal la chaleur que les dégâts ne s’étendent souvent que sur quelques centimètres de profondeur.
Un incendie a endommagé l’église de São Domingos, à Lisbonne, en 1959. La surface extérieure porte des traces de suie noire et de calcination blanche, mais là où l’enduit s’est écaillé ou fissuré, les briques intactes apparaissent en dessous.
Tiago Miguel Ferreira
Les charpentes, les planchers et les structures intérieures en bois des bâtiments historiques sont extrêmement vulnérables aux incendies et peuvent permettre au feu de se propager d’un bâtiment à l’autre….
Auteur: Rebecca Napolitano, Associate Professor of Architectural Engineering, Penn State
