Après un test en Kanaky : vers une censure des réseaux sociaux pour éteindre la révolte ?


Jusqu’au bout, le régime aura déployé tout l’arsenal répressif d’une dictature. Quand l’Iran, la Russie ou la Chine ont contrôlé ou coupé l’accès à internet pour empêcher une contestation, les belles âmes occidentales criaient au totalitarisme. Désormais c’est la France, et personne ne s’en offusque.


C’est pourtant le projet très concret avancé par le Premier Ministre. Le média Blast révèle que deux jours avant la grande manifestation du 24 octobre, Sébastien Lecornu a convoqué les représentants des fournisseurs Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom, et leur a demandé d’être prêts à couper l’accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X.

Dans un courrier que Blast s’est procuré, Lecornu écrit qu’il veut «pouvoir disposer de la faculté de suspendre temporairement l’accès à ces services en cas de réitération de violences urbaines», en «filtrant» les noms de domaines des réseaux sociaux. Il demande aux opérateurs «d’anticiper dès aujourd’hui» les mesures à prendre pour que, s’il «en donne l’instruction» l’État puisse «procéder sans délai à la suspension temporaire des services concernés, pour une durée de quelques heures». Notamment «le week-end des 24 et 25 octobre, en fonction du contexte opérationnel».

Selon le gouvernement, les réseaux sociaux ont joué «un rôle décisif non seulement dans la cristallisation et la viralité de mots d’ordre illicites mais aussi comme leviers de coordination opérationnelle des violences». Car au fond, c’est ça qui dérange le régime : l’existence de canaux de communication qui lui échappent, de vidéos d’appels à manifester, de médias indépendants. Mais aussi d’une analyse critique du traitement médiatique, de la diffusion des violences policières, de textes proposant un autre regard que la bouillie néolibérale et autoritaire qu’on nous sert tous les jours à la télé. Le gouvernement…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B