Durant six heures, les soutiens du colloque « Remigration – Ouvrons le débat ! » ont défilé dans un live, diffusé mardi 27 octobre soir sur la chaîne YouTube et le compte X des Braves, communauté suprémaciste blanche. Le but ? Promouvoir l’événement qui était prévu ce week-end au Plessis-Robinson (92), organisé par Jean Yves Le Gallou, ex-eurodéputé frontiste, aujourd’hui à la tête de la fondation Polémia. Pour ce dernier, la « remigration » (1), corollaire du prétendu « grand remplacement », vise non seulement les étrangers sans papiers mais aussi les « naturalisés » parmi lesquels, comme écrit dans son dernier livre, les « mal assimilés, mais non hostiles », et les « hostiles et les délinquants, à déchoir de leur nationalité ».
Retour incité ou forcé d’une personne dans son pays d’origine.
« Nous sommes nationalistes, c’est-à-dire que nous voulons la survie et le bien-être du peuple français sur des critères […] de lien du sang, des critères ethniques. Et ce nationalisme pour nous n’est pas possible sous la République » affirmait, lors de ce live, un porte-parole de Luminis, organisation néofasciste, devant assister au colloque. « Nous voulons en finir avec la République », avait-il précisé. Plus tard dans la soirée, Alexandre Cormier Denis, un militant d’extrême droite québécois, déçu de ne pas pouvoir faire le déplacement jusqu’en France, se félicitait du fait que le terme de remigration, « limité à nos réseaux il y a 10 ans (…) percole dans l’espace public en Occident ».
Parmi plusieurs éléments qu’il évoque comme un succès, il cite le « régime de Donald Trump » qui a fait « de la déportation des illégaux un axe central de sa propagande politique ». Il soulignait que le terme de « remigration » n’était pas utilisé par Trump. Mais « quand on…
Auteur: Pauline Migevant
