Dans une brève déclaration publiée tard samedi, il a rappelé que les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international.
« Ces attaques doivent cesser immédiatement », a déclaré M. Guterres.
L’autorité saoudienne de l’aviation civile a indiqué dimanche que la frappe contre l’aéroport international du roi Khaled avait fait 309 blessés, dont certains dans un état critique.
Parmi les personnes tuées figurent au moins quatre Saoudiens, deux Bangladais, un ressortissant américain, ainsi que des personnes originaires d’Égypte, de Jordanie, de Syrie, de Palestine et du Soudan. Les opérations aéroportuaires ont été suspendues et les vols déroutés.
Tard dimanche, les autorités saoudiennes ont signalé qu’un autre projectile avait touché un terminal de passagers de l’aéroport de Riyad, faisant de nouveaux blessés et provoquant un incendie.
Troisième attaque
Il s’agissait de la troisième attaque des Houthis contre cet aéroport cette semaine. Les frappes de jeudi ont tué trois Saoudiens, dont un pilote de la compagnie Saudia. Des attaques antérieures contre les aéroports du roi Khaled et d’Abha auraient fait trois autres morts et 36 blessés.
Les médias des Houthis ont rapporté que l’aéroport de Sanaa, la capitale yéménite que le groupe contrôle depuis des années, avait été touché dimanche par une frappe aérienne, qu’ils ont attribuée à l’Arabie saoudite.
Selon des informations de presse, le vice-président du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a appelé dimanche les partenaires régionaux et internationaux à prendre des mesures décisives pour mettre fin à l’agression des Houthis.
Une longue guerre
Soutenus par l’Iran, les Houthis combattent depuis 2014 le gouvernement appuyé par l’Arabie saoudite. Un cessez-le-feu conclu en 2022 avait été globalement respecté jusqu’à cet été. En septembre, les Houthis ont progressé vers le sud…
Auteur: Nations Unies FR
