► Pourquoi l’élargissement des Brics n’est pas anecdotique ?
Le 24 août dernier, lors du 15e sommet des Brics à Johannesburg, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, annonçait l’adhésion de six nouveaux pays dans l’alliance. Parmi la quarantaine de candidats, l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Iran et l’Argentine ont été retenus. Une décision prise à l’unanimité par les cinq membres actuels, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, sans que les critères d’adhésion ne soient dévoilés.
Fondée en 2009, puis élargie à cinq membres en 2011, l’alliance des pays dits émergents organise chaque année un sommet afin d’affirmer sa place sur la scène internationale. Elle rejette la domination occidentale ainsi que le monopole du dollar dans l’économie mondiale.
Avec l’adhésion des nouveaux membres, effective ce 1er janvier, le groupe représentera à lui seul 46 % de la population et 30 % du PIB mondial. Trente autres pays sont dans l’attente d’une adhésion. Esseulées et souvent soumises à des sanctions économiques, notamment par les pays membres du G7, la Russie et la Chine comptent donc s’appuyer sur cette alliance pour renforcer leurs relations économiques et politiques avec les pays du Sud global, qui refusent de s’aligner sur les grandes puissances occidentales. Pékin achète déjà dans sa monnaie nationale, le Yuan, le pétrole qui provient d’Arabie saoudite, tout comme l’Inde avec les Émirats arabes unis.
► Cet élargissement présente-t-il un risque pour le groupe ?
Tous les pays membres présentant des différences économiques, politiques et stratégiques, l’élargissement des Brics pourrait fragiliser l’alliance. Le PIB de l’Éthiopie s’élève par exemple à 100 milliards de dollars, soit 170 fois moins que celui de la Chine. Le contexte de guerre en Ukraine ou dans la bande de Gaza peut là aussi…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Kilian Bigogne

