Mesures dictatoriales, libéralisme sauvage et profits records en bourse
Vous voulez un aperçu de l’extrême droite néolibérale au pouvoir ? Regardez l’Argentine, où un copain de Macron, Javier Milei, vient d’arriver à la tête du pays.
Ce partisan du capitalisme intégral a fait de la tronçonneuse son symbole durant la campagne : il promettait de tailler en pièces toutes les dépenses sociales et les libertés publiques pour ne laisser subsister que le marché et la concurrence de tous contre tous.
Deux semaines après sa victoire, le plan de bataille est lancé : baisse des pensions, privatisation du secteur public, licenciement de fonctionnaires, restriction du droit de manifester, dévaluation du peso, hyperinflation…
L’une de ses premières mesures est de réduire, à partir de janvier, les aides aux transports et à l’énergie. Autre annonce de son plan «tronçonneuse» : une dévaluation choc de plus de 50% du peso, la monnaie nationale. Sachant que l’inflation est déjà à 160% sur un an en Argentine, c’est une saignée dans les économies des argentins qui ne pourront plus se déplacer ou se chauffer, et dont les revenus vont baisser d’un coup.
Comment faire pour imposer un programme aussi violent sans être contesté ? Il suffit d’établir des mesures dictatoriales. Javier Milei a annoncé jeudi un «protocole de lutte contre le désordre absolu» permettant d’envoyer les forces spéciales pour briser les manifestations sociales et les blocages de routes, en plus des polices de référence, provinciales ou de la capitale.
Et pour respecter le dogme ultra-libéral tout en réprimant encore plus toute contestation, «la facture de ce dispositif sera envoyée aux organisations ou individus responsables. L’État ne paiera pas pour cet usage de la force de sécurité». Il s’agit donc d’envoyer la police militarisée et ses énormes moyens, puis de faire payer le coût de la répression aux syndicats par exemple. Un…
La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B

