« Troisième lancement, troisième succès ! », s’est félicité David Cavaillolès, le président exécutif d’Arianespace, après le décollage réussi de la fusée Ariane 6 mardi 12 août dans la soirée, au centre spatial de Kourou en Guyane. La fusée s’est envolée dans la moiteur de la nuit guyanaise pour effectuer son deuxième vol commercial, emportant à son bord le satellite météorologique européen MetOp-SG-A1, pour le mettre en orbite polaire.
Des données deux fois plus précises pour observer l’atmosphère
Ce satellite nouvelle génération doit permettre d’améliorer la précision des prévisions météorologiques et notre compréhension du climat. Il est équipé de six instruments d’imagerie et de sondage atmosphérique très performants et innovants. Parmi eux, un nouveau sondeur infrarouge : l’IASI-NG (Interféromètre atmosphérique pour le sondage infrarouge nouvelle génération). Il permettra de fournir des mesures deux fois plus précises que le précédent modèle équipant les satellites.
Grâce à la télédétection infrarouge, cet instrument est capable d’analyser la température et la vapeur d’eau dans l’atmosphère (humidité atmosphérique), la température de la surface des océans et des continents. Il peut également détecter à l’état de trace des gaz présents dans l’atmosphère (ozone, méthane, monoxyde de carbone…) et observer seize variables essentielles pour l’étude du climat : gaz à effet de serre, poussières désertiques, aérosol, nuages…
Le Cnes (Centre national d’études spatiales) et Météo France se sont fortement impliqués dans le développement de cette deuxième génération de sonde infrarouge. Un centre d’expertise technique basé au Centre spatial de Toulouse est chargé de surveiller les performances de cet outil et de résoudre les éventuelles anomalies.
Il y a 48 ans, le premier satellite météo européen
Autre équipement de pointe…
Auteur: Elisa Brinai
