Armer la sobriété : l’anarchisme sauvage contre la culture de l’intoxication
par Blitz Molotov« On nous a encouragé.e.s à boire, moi parmi les autres, et quand les vacances étaient finies nous titubions hors de notre vase crasseuse, respirions un bon coup, et nous en allions vers nos divers lieux de travail, nous sentons, pour la plupart, plutôt heureu.x.ses de quitter ce que nos maîtres nous ont fait croire être la liberté pour revenir dans les bras de l’esclavage. Ce n’était pas ce que nous pensions, ni ce que ça aurait été si nous n’en avions pas abusé. C’était aussi bien d’être l’esclave d’un maître que celui du whisky et du rhum. Quand l’esclave était bourré.e l’esclavagiste n’avait aucune crainte qu’il ne fomente une insurrection, ou qu’il s’échappe vers le nord. C’était l’esclave sobre et pensif.ve qui était dangereux.se et qui nécessitait la vigilance de son maître pour le maintenir dans sa condition d’esclave »
La culture de l’intoxication créée un environnement socialement normalisé pour permettre une évasion toxique. Cette forme spécifique d’évasion se centre sur l’abus de substances et l’ébriété comme méthodes préférées de soulagement du stress émotionnel. Comme la misère de l’esclavage salarial et la monotonie de la société industrielle créent un désir pour une évasion temporaire, l’addiction est exploitée pour le gain du capital. Cette motivation du profit crée un paysage d’encouragement (que ce soit a travers de la publicité d’entreprise ou la tradition sociale) qui renforce la culture de l’intoxication comme norme sociétale.
J’ai vu comment la culture de l’intoxication étend sa sphère d’influence avec l’aide de la pression des pairs et la propagation de l’intoxication comme activité sociale plaisante. Les réalités de l’addiction et de la mort sont souvent cachés derrière une façade de glorification ou rejeté comme…
Auteur: IAATA
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