Armes autonomes : l’ONU veut empêcher les machines de décider qui meurt

« Il est temps d’agir. » Dans un message vidéo diffusé à l’ouverture de la deuxième session du Groupe d’experts gouvernementaux sur les technologies émergentes dans le domaine des systèmes d’armes autonomes létales, Mme Nakamitsu a souligné l’urgence de préserver la capacité des États à contrôler l’utilisation de ces technologies.

La responsable onusienne a notamment insisté sur la nécessité de veiller à ce que les avancées technologiques ne devancent pas les protections prévues par le droit international humanitaire.

Réunis à Genève jusqu’au 4 septembre sous la présidence de l’ambassadeur néerlandais Robert in den Bosch, les États doivent poursuivre leurs discussions sur de nouvelles pistes pour encadrer le développement et l’utilisation de ces systèmes. Le rapport qui sera présenté lors de la septième Conférence d’examen de la Convention sur certaines armes classiques, en novembre, constituera une étape déterminante.

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Un soldat lance un drone armé.

« Il est temps d’agir »

« Les décisions prises dans les jours à venir auront des répercussions bien au-delà de cette session », a déclaré Mme Nakamitsu.

Si certains systèmes autonomes à vocation défensive sont utilisés depuis plusieurs décennies, notamment pour intercepter des missiles, l’essor de l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles possibilités d’autonomie. Il soulève également des questions fondamentales sur le rôle de l’être humain lorsqu’il s’agit de prendre des décisions de vie ou de mort.

L’enjeu des discussions est donc de déterminer si la communauté internationale peut « mettre en place des garde-fous efficaces avant que ces systèmes ne se généralisent davantage ».

Jusqu’à vendredi, les États examineront notamment les moyens de renforcer les règles applicables au développement…

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Auteur: Nations Unies FR