Rappelant que l’objectif d’élimination des armes nucléaires remonte à la toute première résolution de l’Assemblée générale en 1946, il a déploré l’érosion des normes et la montée de la méfiance.
« Les sabres nucléaires s’entrechoquent à nouveau », a mis en garde le chef de l’ONU, António Guterres, soulignant que, pour la première fois depuis des décennies, le nombre d’ogives nucléaires est en hausse, tandis que certains États envisagent ouvertement d’en acquérir.
Dans ce contexte, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2.700 milliards de dollars l’an dernier, soit treize fois le montant de l’aide au développement. « Avons-nous oublié qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée ? », a-t-il interrogé.
Le Secrétaire général António Guterres à l’ouverture de la onzième Conférence d’examen des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Rôle central du TNP
Le chef de l’ONU a insisté sur le rôle central du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qualifié de « socle » des efforts de désarmement et de non-prolifération. Mais il a reconnu que le traité est fragilisé, faute de respect des engagements et d’une confiance suffisante entre États.
Face à ces défis, il a appelé les pays à honorer leurs obligations « sans conditions ni délais », notamment en renforçant les mécanismes de contrôle et en réaffirmant l’interdiction des essais nucléaires. Il a également plaidé pour une adaptation du traité aux nouvelles menaces, liées aux technologies émergentes comme l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.
En marge de la conférence, une exposition organisée par des survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki rappelle le coût humain d’une…
Auteur: Nations Unies FR

