Face à l’extrême droite, une municipalité et un maire aux abonnés absents
Début octobre 2023, dans un contexte tendu faisant suite aux événements en Israël et Palestine, la lutte contre l’antisémitisme devient un sujet particulièrement sensible. C’est à ce moment que le groupe rémois royaliste, national-révolutionnaire et confusionniste Remes Patriam, fondé par d’anciens membres de l’Action Française, choisit d’inviter l’écrivain Lucien Cerise pour une conférence [1]. Nous avions alors alerté sur la venue de cet ultracrépidarien aux thèses complotistes, antisémites et LGBTphobes nauséabondes. Arnaud Robinet, informé de l’événement, finira par demander au préfet d’interdire la conférence qui eut finalement lieu dans un département limitrophe [2]. Si la réaction du maire fut la bonne et les dispositions prises par la préfecture adéquates, une question se pose cependant : le maire aurait-il réagi de la même façon dans un contexte sociopolitique différent, moins sensible aux discours portant la haine des juifs ?
Le maire avait communiqué sur l’interdiction de l’événement, initialement relayé par l’Union et France 3.
ERRATUM : nous avions indiqué à tort que Lucien Cerise était docteur diplômé en philosophie, ce qu’il nous a reproché lors de sa conférence. Nous lui présentons nos excuses et notons bien qu’il agit en qualité d’expert autoproclamé, sans formation ni reconnaissance autre que celle du public qui constitue son fonds de commerce. Nous l’invitons également à en informer tous les médias réactionnaires pour qui il a réalisé des entretiens et qui relaient la même information dans leurs préfaces. Nous investirons mieux les prochains financements de La Horde, la célèbre « succursale du ministère de l’Intérieur », afin d’affiner nos recherches.
En effet, si le maire a su à cette occasion s’opposer à l’extrême droite, il n’en a pas…
La suite est à lire sur: manif-est.info
Auteur:

