Mardi 1er octobre était une journée de grève interprofessionnelle. Une manifestation était appelée sur des mots d’ordre très timorés comme une hausse des salaires et un timide rappel antifasciste face au gouvernement d’extrême-droite imposé par Macron.
C’est donc une manif de plus de 1000 personnes qui s’élance dans les rues de Limoges dans une ambiance globalement résignée. Quelques tags apparaissent : une tentative de sortir du cadre plan-plan de la marche inutile. C’est une petite contestation, qui peut sembler très gentille par rapport à l’ampleur des catastrophes en cours : sociale, démocratique, écologique,… Mais c’est déjà trop pour la police de Limoges qui envoie plusieurs équipes de BAC et des flics pour interpeller une personne.
Après la répression du dernier mouvement des retraites qui avait déjà vu la répression monter d’un cran sur les manifestations à Limoges avec l’usage de LBD, de grenades lacrymo et d’interpellations violentes le message est clair. Les défilés innofensifs qui ne changeront rien sont tolérés mais toute tentative de rapport de force minimale sera punie sévèrement. La CGT n’évoque même pas cette interpellation qui aux yeux de toustes les manifestant-es était particulièrement choquante et violente. Pourtant, se cacher les yeux et essayer d’éviter le bâton ne nous aidera pas à nous relever, contrairement à la solidarité.
On a reçu la vidéo de cette arrestation dont le motif est un ou deux tags dont le contenu serait impertinent pour notre roi : « Macron, explosion ».
S’il y a d’autres témoignages et notamment des suites judiciaires, vous pouvez envoyer vos infos à [email protected]
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