« Les ados se jettent des ponts dès qu’ils voient un rayon de soleil. Il faut qu’on mette des filets sous les ponts ? Les parents n’ont qu’à dire de faire attention aux gamins. » Derrière le micro, Daniel Riolo, figure très populaire du journalisme sportif français. Invité mardi 26 mai de l’émission Estelle Midi sur RMC, il a déploré « tout ce blabla pour deux semaines de chaleur dans l’année ». « Il faut fermer les écoles, on a trop chaud, il faut faire attention à bien leur mouiller la nuque et à boire. Mais on est sérieux là ou pas », a-t-il interrogé, avant de conclure « tu mets un tee-shirt, d’accord ? Et arrête de chouiner ! »
Une sortie stupéfiante alors que la France suffoque sous une canicule d’une précocité et d’une intensité historiques. Et quoi qu’en dise M. Riolo, la chaleur tue les petits. Environ 377 enfants sont morts en 2021 en Europe et Asie centrale lors de vagues de chaleur. Surtout des enfants pauvres, racisés ou déjà malades. En France, les autorités sanitaires alertent aussi sur une hausse des noyades pendant ces épisodes caniculaires.
Que fait l’État pour les protéger ? Rien, ou si peu
Les tout-petits sont plus vulnérables à la chaleur que les adultes. Leur corps régule moins bien la température, qui monte plus rapidement ; ils ressentent et expriment moins bien le danger, puisqu’ils ne pensent pas spontanément à boire et ne savent pas forcément dire qu’ils ont trop chaud. En outre, ces épisodes caniculaires s’accompagnent fréquemment de pics de pollution à l’ozone qui malmènent particulièrement les plus jeunes.
Que fait l’État pour les protéger ? Rien, ou si peu. Environ 80 % des écoles nécessiteraient une rénovation thermique importante pour faire face aux canicules futures. Dans les Landes, en début de semaine, 53 °C ont été mesurés dans une école primaire, entraînant un malaise et des vomissements.
Dans ce…
Auteur: Émilie Massemin

