Crédit illustration : @Ed Lab
Cet entretien a eu lieu en juin 2022, au micro de la radio pirate de la Poudrière, un festival féministe et auto-géré qui s’est déroulé à l’Espace autogéré des Tanneries. Il a ensuite été retranscrit pour être publié dans Dijoncter Papier #6.
L’article est également consultable en format pdf mis en page : « Arrêtez de parler à notre place et écoutez-nous ! » – Version pdf
Pour commencer, est-ce que vous pouvez présenter rapidement PDA ?
Léa : PDA a été créé il y a plus de onze ans, parce qu’on avait la volonté de s’organiser. Au départ on n’était pas en non-mixité donc je peux pas dire « entre TDS » mais plutôt « autour des TDS ». On était d’abord un collectif puis on s’est monté·es en association. Évidemment on a fait plein de choses différentes. Maintenant on est en non-mixité entre TDS.
Siana : Pendant longtemps on avait pas de lieu pour s’organiser, et là on a un local depuis deux ans, avec une friperie gratuite à disposition des collègues. On peut y boire un café et se ressourcer entre collègues, parler de tout et rien, de nos problèmes, trasher un peu les clients, ça fait du bien.
Scorpion : Surtout on a le mérite d’exister en région Grand-Est, parce qu’il n’y a aucune autre asso ou collectif.
Pourquoi vous avez fait le choix de passer d’un collectif à un statut d’asso ?
Léa : À ce moment-là on avait un peu l’illusion qu’on pourrait avoir des subventions. Enfin, on a pas essayé très fort mais il y avait une motivation là-dessus. On s’est fait un peu échauder par nos premières démarches et le fait qu’on s’est heurté·es à pas mal d’abolitionnisme [1] de la part des pouvoirs publics, dès le début. Du coup, ça nous a découragé, on a plus jamais fait de demandes de subventions auprès des services publics. On a parfois demandé à des fondations, on n’a jamais rien eu de ce côté-là non plus. Mais on…
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