Le socle commun est au bord de la crise de nerfs. L’enchaînement des rebondissements politiques depuis l’annonce du gouvernement dimanche soir, suivie de la démission surprise de Sébastien Lecornu dans la matinée suivante, met à l’épreuve la cohésion entre des groupes différents de droite et de la galaxie centriste qui travaillaient ensemble à la réussite des gouvernements depuis un an. En cause : le casting du gouvernement, qui doit faire l’objet de nouvelles négociations de dernière minute d’ici à mercredi soir.
Si les Républicains au Sénat font bloc derrière Bruno Retailleau, en rejetant la responsabilité à Matignon, d’autres partenaires de l’arc central au palais du Luxembourg expriment également leur désarroi ce mardi, quant à la tournure qu’ont pris les évènements. « L’ambiance est détestable », lâche un sénateur, qui espère que les uns et les autres arriveront à « sortir des querelles ». Beaucoup font état d’une incompréhension, voire d’une colère qui monte chez les Français.
« Le socle commun, pour moi, il n’est plus là »
« C’est très inquiétant, assez lunaire cette situation. Il y a une volonté d’avancer, mais comment peut-on réussir à avancer dans la mesure où chaque camp campe sur ses positions. Il faut un électrochoc », s’exclame auprès de Public Sénat, Annick Billon, sénatrice (Union centriste). Son parti de centre droit, l’UDI, heurté par les équilibres politiques…
Auteur: Guillaume Jacquot

